Faire des listes pour libérer son esprit

FAIRE DES LISTES POUR LIBERER SON ESPRIT …

ET LAISSER PLACE AUX IDEES !

 

Pourquoi faire des listes ?

Le principe sur lequel elles s’appuient a inspiré les plus grands auteurs : d’Homère à Perec, en passant par Rabelais ou Prévert, beaucoup se sont intéressés au genre.

S’assurer de l’état d’avancement des choses

Si la plupart d’entre nous ne sont pas accros aux listes, nous en dressons tous.

Les listes « des choses à faire », occupent une place de plus en plus importante. Laurence, architecte, assure faire moins confiance à sa mémoire qu’à sa liste : « Chaque soir, avant de quitter le bureau, je liste ce qu’il faudra que je fasse le lendemain. C’est un moyen de décharger mon cerveau, de mettre de l’ordre dans ma tête, tout en la libérant. ».

Un pense-bête auquel nous sous-traitons des informations encombrantes, des données que nous n’estimons inconsciemment, pas fondamentales.

Notre inconscient se charge très bien de nous débarrasser de ce qui nous assomme en l’effaçant de nos pensées. Si nous oublions, c’est que nous n’avons pas envie de nous en souvenir. Freud l’a parfaitement démontré dans La Psychopathologie de la vie quotidienne.

Doù l’importance de faire des listes pour libérer son esprit 

Un devoir à accomplir

Et pour certains, les listes permettent de pallier ces opportunes pertes de mémoire. Elles servent de rappel à l’ordre et se substituent ainsi à la fonction de surmoi.

Tenir des listes permet de conjurer l’inconstance de notre désir dans la réalisation de nos tâches. Nous nous soumettons mécaniquement à des injonctions d’autant plus imposantes que nous les avons inscrites.

D’ailleurs, le plaisir d’avoir mené à bien les corvées est souvent source d’une profonde satisfaction. Quand Laurent, 38 ans, ingénieur, a « bien obéi » à l’un de ses « ordres », il confie éprouver « un certain plaisir » à le rayer au feutre noir.

C’est aussi le signe que nous sommes capables de nous « or-ga-ni-ser », de « ra-tio-na-li-ser ». Nous tenons des listes en espérant que nos journées se dérouleront selon l’ordre prévu par nos soins, sans « trous », ni place anxiogène laissée au hasard.

De cette manière, nous nous débarrassons du poids exercé par notre inconscient …

Nous vivons dans une société d’hypercontrôle, avec des objectifs à remplir. Culturellement, nous sommes de moins en moins habitués à nous laisser porter, à être présents à ce qui se passe à l’instant présent. Mais évidemment, rien ne se passe jamais comme nous l’avons prévu.

La peur de l’obstacle

Nous pouvons aussi ne pas nous tenir à nos listes parce que nous « procrastinons » : remettre systématiquement au lendemain les actions à accomplir. Il existe plusieurs types de mécanismes qui peuvent conduire à cet inaccomplissement. Par exemple, une intolérance à la frustration » : des tâches importantes, mais également casse-pieds et rébarbatives, empiètent sur des activités plus plaisantes auxquelles nous n’arrivons pas à résister.  Ou bien encore, le refus d’obéir à une injonction extérieure !

Tout simplement parce que nos « programmes sont souvent trop flous ou trop ambitieux », saucissonner les tâches est une alternative : « Plutôt que de noter “ranger la chambre”, inscrivez “ranger le tiroir de la commode”. »

Nos listes sont souvent mal dressées, hétérogènes et désorganisées : « Avant de se demander pourquoi nous n’y arrivons pas, nous pourrions nous demander si tout ce que nous notons a pour vocation à être réalisé, et dans quel délai (raisonnable).

Il convient d’établir trois catégories de listes : celle des “impératifs” (les incontournables, les choses qui doivent être absolument faites). Celle des “si j’ai le temps”. Et enfin, celle des “à l’occasion”.

Tous ces petits trucs destinés à nous déculpabiliser ne doivent pas faire oublier l’une des grandes constantes de la liste : l’éternel recommencement. Que se passerait-il si nous n’avions plus rien à faire ?

Pour résumer, faire des listes consiste à noter tout ce qui n’est pas de l’ordre ‘créatif ’ pour faire de la place aux nouvelles idées ! Ainsi, le cerveau sera plus léger et plus enclin à créer, développer, résoudre…

Définissez vos objectifs principaux, pourquoi vous voulez faire telle ou telle chose.
Un objectif correspond souvent à ce que vous voulez ETRE.